La petite fourrière


Je ne puis oublier, ô ma mairie futile
Qu'un jour tu m'as privé, décision imbécile
D'un noble véhicule, sans vraie raison donner
Si ce n'est d'un crétin qu'elle était cautionnée.
Quand au-delà des lois il m'est donc reproché
De rouler trop modeste sur tes passages floutés
Sans moindre préavis tu voues à destruction
Mon unique moyen de changer condition.
Aujourd'hui tu t'excites, miséreux créancier
A demander l'aumône pour caisses renflouer.
Apprends belle panouille qu'il est vain d'en vouloir
A ce peuple d'en bas qui n'est ton accoudoir.

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